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La mastectomie

Auteur: de Fays Elodie et De Rijck Grégory

 

 

I. Anatomie.   

    1.1. Le sein.

            a.  Introduction

Les glandes mammaires ou seins, sont des glandes hémisphériques qui recouvrent les muscles du thorax, essentiellement le grand pectoral entre la troisième et la sixième côte de chaque côté du thorax. Elles existent aussi bien chez l'homme que chez la femme, mais uniquement à un état rudimentaire chez le premier. Le développement des seins sous l’effet des oestrogènes, est habituellement le premier signe de la puberté chez les jeunes filles.

Chez les jeunes filles nord-américaines et européennes, les seins se développent à l'âge de 11 ans en moyenne, mais ils peuvent déjà apparaître à 9 ans, ou seulement à 13 ans. Ils atteignent leur taille définitive au début de l'âge adulte. Les seins subissent aussi des variations au cours du cycle menstruel.

 

b. Leurs rôles

Les glandes mammaires sont des organes très spécialisés, adaptées à la production de lait (lactation) sous l’effet de l’environnement hormonal propice, consécutif a la naissance d’un enfant. Bien que les seins jouent un rôle important dans la sexualité, ils ont uniquement pour fonction la production de lait.

 

c. Anatomie.

Chaque sein porte une zone de peau pigmentée, l’aréole, dans laquelle s’ouvre le mamelon. L’aréole fonce au cours de la première grossesse puis reste définitivement de couleur brune. Des fibres musculaires lisses situées dans cette région permettent l’érection du mamelon. De nombreuses glandes sébacées (les tubercules de Montgomery), situées au niveau de l’auréole, assurent la lubrification et la souplesse de cette zone cutanée.

Situé en avant du muscle pectoral, chaque sein comprend 15 à 20 lobes contenant des glandes alvéolaires qui rayonnent à partir du mamelon. Les lobes sont entourés de tissus graisseux et fibreux, et son séparés par des ligaments suspenseurs qui fixent le sein à la paroi thoracique. Les glandes mammaires présentent de grandes variétés de taille et de forme.

Chaque lobe est formé de  petits lobules, contenant les glandes alvéolaires qui assurent la lactation. Un conduit lactifère draine chaque lobule, puis se dilate pour former un sinus lactifère (ampoule), situé juste sous l’aréole, dans lequel le lait est conservé en attendant chaque tétée, avant d’être sécrété par les conduits qui s’ouvrent à la surface du mamelon.

La vascularisation artérielle du sein provient de 3 sources, de l’artère thoracique interne (branche de l’artère sous-clavière), des artères intercostales postérieures et les collatérales de l’artère axillaire (a. thoracique suprême, branche thoracique de l’artère thoraco-acromiale, de l’artère sous-scapulaire et surtout de l’artère thoracique externe).

 

La glande mammaire [1]

 

  1.2. Système lymphatique et rôle

Le système lymphatique n'est pas réellement une entité indépendante dans l'organisme. Il est considéré comme faisant partie du système circulatoire, dans la mesure où il est constitué de lymphe, liquide provenant du sang, qui retourne dans le sang par l'intermédiaire des vaisseaux lymphatiques.

La lymphe transporte dans tout le corps certains nutriments, en particulier les lipides. Elle distribue également les globules blancs qui luttent contre les germes. La lymphe ressemble au plasma, mais elle est plus diluée et ne contient qu'environ 5 % de protéines et 1 % de sels et d'extractifs.

Elle est formée à partir de certains éléments du sang et d'autres liquides corporels, appelés liquide interstitiel ou liquide tissulaire, présents dans les espaces intercellulaires. Une partie du liquide interstitiel retourne dans l'organisme en traversant la membrane capillaire, mais la majorité pénètre dans les capillaires lymphatiques pour devenir la lymphe.

Outre les liquides interstitiels, la lymphe recueille également toutes les particules trop volumineuses pour être absorbées à travers la membrane des capillaires, comme les débris cellulaires, les globules de graisse, et les petites particules de protéine.

La lymphe est alors drainée dans les vaisseaux lymphatiques, plus larges, puis circule à travers les ganglions lymphatiques et réintègre la circulation sanguine par l'intermédiaire des veines de la région du cou. Le système lymphatique constitue ainsi un système de transport secondaire, qui ne possède pas de pompe. La circulation de la lymphe dépend en effet de la pression du système circulatoire et de l'effet de massage des muscles.

 

a.  Les lymphatiques du seins

 

Les lymphatiques du sein sont divisés en :

               §         lymphatiques cutanés drainant la lymphe de la peau mammaire et de la graisse  sous-cutanée,

                     §         lymphatiques de la glande elle-même.

Dans les lymphatique cutané nous retrouvons, le plexus sous aréolaire dans lequel se jettent le plexus aréolaire. Ces deux plexus forment un réseaux dense au niveau du mamelon et de l’aréole.

Il y a communication ente les vaisseaux cutanés des deux régions mammaires. C’est là une des voies de propagation principale d’une région mammaire à l’autre d’un cancer du sein ayant envahi la peau.

Il peut aussi avoir un croisement entre les téguments des régions mammaires vers le creux axillaire des cotés opposée.

Dés l’apparition d’un cancer du sein, la vérification du sein et du creux axillaire opposé, doivent être pris en compte.

   

Chaîne ganglionnaire [2]

Lors de l’intervention, le chirurgien va étendre ses analyses sur un ganglion spécifique, on l’appelle le ganglion sentinelle. Celui-ci est le premier ganglion de chaîne se situe sur la chaîne ganglionnaire au niveau axillaire. 

 

2.  Définition et schéma de l’intervention ?

La  plupart des patientes subissent une chirurgie d'ablation du sein appelée mastectomie.

Jusque dans les années 80, toutes les formes de cancer étaient traitées par l'ablation du sein au complet, maintenant, on pratique différentes sorte de mastectomie.

  • On peut les classer selon 2 grandes classes :

Les mastectomies conservatrices

Les mastectomies totales

. Tumorectomie ou lumpectomie

. Mastectomie partielle ou segmentaire

. Mastectomie totale ou simple

. Mastectomie radicale modifiée

. Mastectomie radicale

 

    2.1. Les différentes sortes de chirurgie du sein.

            

              a)   Tumorectomie ou lumpectomie ou nodulectomie.

 Cette opération consiste en l'ablation de la tumeur avec les tissus qui l'entoure, dans la plupart de ces opérations, le médecin enlève aussi le ganglion sentinelle, pour analyse microscopique afin de déterminer s'il existe une atteinte par les cellules cancéreuses.

Cette opération est souvent suivie de radiothérapie avec ou sans hormonothérapie. L’opération est souvent pratiquée lorsque la patiente est atteinte d'un cancer in situ (donc le stade 0) et que la patiente a de grandes chances de survie.

                b) Mastectomie partielle ou segmentaire ou quadrantectomie.

 C'est l'ablation de la tumeur du sein avec une grande partie de tissus qui l'entoure pouvant aller jusqu'à la moitié de sein. Dans ce cas ci aussi le médecin enlève le ganglion sentinelle pour analyse. Cette opération est aussi suivie de radiothérapie. Cette opération peut-être effectuée lorsque la patiente est atteinte d'un cancer in situ ou si le cancer est encore au 1ère ou 2ème stades.

 

 

c) Mastectomie totale ou simple (= type Patey)

C'est l'ablation du sein au complet avec enlèvement du ganglion sentinelle. Elle est utilisée dans tous les types de cancer du sein et si le cancer ne s'est pas propager ailleurs.

 

d) Mastectomie radicale modifiée.

Cette opération consiste en l'ablation du sein en entier, incluant le mamelon et le tissu cutané, mais les muscles pectoraux sont laissés en place. Dans cette opération également, l'on retirera le ganglion sentinelle pour déterminer s’il y a présence de cellules cancéreuse dans ceux-ci. C'est l'opération la plus fréquente.

 

                       e) Mastectomies radicales ou opération de Halsted.

 C'est l'ablation de tout le sein, des muscles pectoraux sous-jacents et des ganglions lymphatiques axillaires (lors de cette intervention, le chirurgien pratique très souvent un curage axillaire, car, c’est rare que les ganglions lymphatiques du creux axillaire ne soient pas atteint de cellules cancéreuses). Cette opération est effectuée lorsque le cancer s'est propager aux muscles pectoraux.

Lorsqu'il y a un envahissement des ganglions mammaires internes, l'on pratiquait un évidement mammaire interne, cette opération ne se fait pratiquement plus, l'envahissement mammaire interne est maintenant traité par radiothérapie.

 

 f) Le curage axillaire.

Lors d’une mastectomie quel qu’elle soit, le chirurgien enlève le ganglion sentinelle qui sera analysé directement sur place.

Si ce ganglion présente des cellules cancéreuses, cela veut dire que tout les ganglions du creux axillaire sont atteints. Donc le chirurgien pratiquera un curage axillaire, ce qui signifie, qu’il enlèvera tous les ganglions du creux axillaire.

Si le ganglion sentinelle ne présente pas de cellules cancéreuses, le chirurgien ne fera pas de curage axillaire.

 

 

  Surveillances infirmière :

Surveiller la reprise du transite pour pouvoir manger (dans les 6 à 48 heures).

- Surveillance de la miction (dans les 6 à 8 heures).

- Surveillances des redons :    -  Quantité ?  Aspect ?

                                          -   Couleur ?          Normalement sanguinolent  voir  jaunâtre si lymphe.

- Bien surveiller la tension artériel, les pulsations, la température, la  coloration de la peau, la respiration              (surtout si pompe à morphine).

- Écouter les plaintes du patient.

- Évaluer sa douleur à l’aide d’une échelle de douleur.

- Lui expliquer la bonne mobilisation de son bras.

- Vérifier si la patiente dort bien, si la position est confortable pour un  bon endormissement et pour                            soulager la douleur.

- Aider la personne à réaliser ses soins d’hygiène et à s’habiller tout en la  stimulant pour pouvoir                            retrouver l’autonomie d’avant. Commencer par se coiffer elle-même avec le bras du côté opéré.

- Faire attention à l’infection, l’hémorragie, le lymphœdème et les chocs.

- Essayer que le patient ai confiance, lui donner de notre temps pour  qu’elle puisse exprimer son ressenti,             ses peurs ou son malaise.

- Suggérer le passage de la psychologue si le patient le souhaite.

- Aider la patiente à réaliser le deuil du sein enlevé et éviter que celle-ci  se replis sur soit  même.

- L’infirmière doit aussi aider la famille lors de cette épreuve, en  communicant avec celle-ci.

 

  2.1.  Complications de l'intervention.

- Hémorragie postopératoire : se manifestant par une grande quantité de sang dans  les flocons d'aspiration  par un hématome. L’infirmière doit bien surveiller la  quantité et la couleur de sang qu’il y a dans les redons,  voir l’état de la personne, si celle-ci est pâle, a des pulsations augmentées ainsi que la tension.

 

- Abcès par surinfection d'un hématome

  §   

- Nécrose cutanée : en cas de traction trop importante ou d'une dissection trop  superficielle de la peau.

  §        

- Douleur dans la face interne du bras par une section du nerf perforant du deuxième intercostal.

 

- Limitation des mouvements de l'épaule due à une périarthrite.

 

- Parfois, la fermeture cutanée est difficile quand la mastectomie est très large et  une plastie est nécessaire soit par une greffe de la peau totale, soit par un lambeau musculo-cutané.

 

  •   S’il y a un évidement axillaire, il peut y avoir :

§         Un lymphocèle : épanchement de la lymphe localisé au creux axillaire ou s'étendant  à  tout le bras du côté opéré. §        Abcès résultant d'une surinfection d'un lymphocèle ou d'un hématome.

§        Lymphœdème   du bras qui est d'autant plus important si il y a une radiothérapie car une fibrose se développe et  fait un obstacle à l'écoulement de la lymphe dans le bras secondaire à l'ablation  des ganglions lymphatiques.  L’infirmière doit prendre les pulsations du côté opérer car, s’il y a présence de lymphœdème, il y a une  compression des vaisseaux sanguins par l’œdème. Donc, l’infirmière sentira plus  faiblement le pouls ou ne le  sentira pas. La coloration de la peau sera plus pâle et  les doigts cyanosés car, avec la présence de l’œdème qui  compresse les vaisseaux  sanguins, le sang ne sait pas aller nourrir et oxygéner les cellules.  

§       Poussée de lymphangite du bras : ce sont des inflammations des vaisseaux lymphatiques du bras.

§       Douleur de la face interne du bras due à la section du nerf perforant du deuxième  intercostal.

 

3. Pathologie à l'origine de l'intervention.

 A l'origine, la patiente présente une tumeur, celle-ce peut être bénigne (tumeur qui n'est pas cancéreuse) ou maligne (tumeur cancéreuse).

 

  •   Dans les tumeurs bénignes, nous retrouvons :

  o       Le lipome :

Le lipome du sein est une tumeur bénigne qui se développe aux dépens des cellules graisseuses de la glande mammaire.

Les lipomes du sein affectent surtout les femmes entre 30 et 60 ans.

Ils forment des masses molles plus ou moins saillantes, le plus souvent indolores, mobiles, recouvertes d’une peau normale. Ils sont uniques ou multiples et de  taille variable.

 

             o       L’adénofibrome :

L’adénofibrome du sein est une tumeur bénigne fréquente. Il atteint surtout la femme jeune. L’adénofibrome a une consistance caoutchouteuse ferme et il est facile de le déplacer à l’intérieur du tissu mammaire. Habituellement , le traitement consiste à exciser la tumeur sans enlever le sein.

 

             o       La maladie fibro-kystique :

La maladie fibro-kystique constitue la principale cause d’une masse au sein, laquelle apparaît par la suite de la formation d’un ou de plusieurs kystes (sacs remplis de liquide) et de l’épaississement d’alvéoles (groupes de glandes qui sécrètent le lait). Cette affection, qui touche principalement les femmes entre 30 et 50 ans, est probablement due à un déséquilibre. Il est possible que l’excès relatif d’œstrogènes ou la déficience de progestérone durant la phase post-ovulatoire (phase lutéale) du cycle menstruel soit responsable de l’apparition de ce trouble. La maladie fibro-kystique se manifeste lorsqu’un sein, ou les deux, deviennent habituellement pleins de bosses, gonflés et douloureux environ une semaine avant le début d’un cycle menstruel. Durant une procédure appelée aspiration, les kystes sont ponctionnés afin de soulager la douleur. Les modalités de traitement comprennent l’administration de progestérone, d’anti-œstrogènes, d’inhibiteurs de prolactine et d’inhibiteurs de gonadostimulines hypophysaires. 

 

             o       La mastose ;

 La mastose est une affection bénigne non inflammatoire du sein.

Elle se présente le plus souvent sous la forme d’une zone indurée, localisée, à l’intérieur de la quelle se trouvent associés kystes et foyers de dystrophie (anomalie liée à un trouble nutritionnel tissulaire).

 

             o       La lymphangite :

La lymphangite du sein est une inflammation des vaisseaux lymphatiques consécutive à un processus mécanique, infectieux ou tumoral.

Il y a des lymphangites réticulaires et des lymphangites tronculaires.

La lymphangite réticulaire se caractérise par une induration érythémateuse (durcissement rouge) de la peau qui entoure une lésion. C’est une affection bénigne mais douloureuse s’accompagnant d’une fièvre. 

La lymphangite tronculaire touche un vaisseau lymphatique de gros calibre. Elle se caractérise par une induration érythémateuse qui forme un placard rouge plus long que large. L’induration se propage de la lésion primitive au ganglion le plus proche, qui s’infecte, gonfle et devient sensible.

Une lymphangite dure de 8 à 10 jours en moyenne. L’infection entraîne généralement une fièvre et une sensation de malaise.

Un traitement d’urgence par antibiotiques s’impose pour faire disparaître l’inflammation et éviter les complications.

Au niveau d’une lymphangite du sein, nous avons plutôt une lymphangite tronculaire

 

               o       L’abcès :

 L’abcès du sein est une cavité emplie de pus se développant aux dépens de la glande mammaire.

Il peut découler d’un traumatisme ou constituer la localisation secondaire d’un autre foyer infectieux. Le plus souvent, c’est une complication de l’allaitement ; il survient alors dans les 10 à 15  jours qui suivent le début de celui-ci et se traduit au début par un placard rouge, dur et douloureux d’une partie du sein. En l’absence de traitement (antibiotiques, anti-inflammatoires), le placard se surinfecte et se gonfle de pus, constituant l’abcès à proprement parler. Le traitement repose sur un drainage chirurgicale.

 

             o       L’adénome :

L’adénome du sein est une tumeur bénigne qui se développe sur la glande mammaire et qui reproduit sa structure.

 

            o       Le papillome intracanaliculaire :

C’est une prolifération de tissu dans un canal galactophore, qui provoque un écoulement de liquide clair ou sanglant par le mamelon.

 

          o       Le phyllode :

Le phyllode est une variété ou une phase d’évolution anatomique de l’adénosarcome du sein.

Il se développe ordinairement sur un adénofibrome intracanaliculaire du sein, ressemblant cliniquement à un cancer, mais en générale d’évolution bénigne et ne donnant pas lieu à des métastases.

 

Les deux dernières tumeurs citées peuvent devenir cancéreuses.

               

 

  •   Dans les tumeurs malignes, nous retrouvons :

              o       Le sarcome:

 Le sarcome est une variété de cancer se développant aux dépens du tissu conjonctif.

Ce sont des tumeurs malignes rares. Ils surviennent souvent chez  les sujets jeunes, y compris les enfants, et sont caractérisés par leur tendance à envahir les tissus voisins, à disséminer à distance par métastases et à évoluer rapidement. On en distingue deux types.

 

          o       Les sarcomes des tissus conjonctifs communs.

 Ce sont des tumeurs cancéreuses se développant aux dépens des tissus de soutien.

Ces tumeurs surviennent le plus souvent dans les coulées conjonctives des membres, dans la zone située derrière le péritoine et dans la peau. Le traitement repose sur l’ablation chirurgicale, la radiothérapie et la chimiothérapie.

 

  o       Les sarcomes des tissus conjonctifs spécialisés.

 Ce sont des tumeurs développées aux dépens de différents tissus conjonctifs, leur structure rappelant le tissu où elles ont pris naissance.

    §     les angiosarcomes se développent à partir des éléments vasculaires.

    §     les chondrosarcomes sont des tumeurs du cartilage

    §    les léiomyosarcomes se développent à partir des cellules des muscles lisses, en particulier celles de l’utérus et du

           tube digestif.

    §     les liposarcomes prolifèrent à partir des cellules graisseuses. Ce sont des tumeurs qui  évoluent surtout

            localement. C’est dans cette classe là que l’on peut classer la tumeur  du sein.

    §    les ostéosarcomes prolifèrent à partie du tissu osseux. Ils sont localisés le plus  souvent  aux membres inférieurs.

    §     les rhabdomyosarcomes prolifèrent à partir des fibres des muscles striés.

    §     le sarcome de Kaposi prolifère aux dépens des cellules endothéliales, des vaisseaux  sanguins et des fibroblastes

           du derme.

 

Actuellement, il touche surtout les malades atteints du sida.

Les sarcomes sont très variés puisqu’ils dépendent non seulement du type exact du sarcome mais aussi de la région du corps ou l’organe atteints. Ces tumeurs étant extrêmement virulentes, leur traitement (ablation chirurgicale, radiothérapie, chimiothérapie) est souvent d’efficacité limitée. Cependant, les exceptions sont nombreuses : certains sarcomes cutanés sont traités de façon satisfaisante par l’ablation chirurgicale.

     o       Le lymphome:

 Le lymphome est une prolifération cancéreuse autre que la maladie d’Hodgkin prenant naissance dans le tissu lymphoïde et, en particulier, dans les ganglions lymphatiques.

Les causes des lymphomes est encore inconnue, mais certains facteurs ont un rôle manifeste dans le développement de la tumeur. Les désordres immunitaires sont tous capables d’entraîner une hyperplasie (hyperdéveloppement) de la moelle osseuse et, dans certain nombre de cas, de donner naissance à une véritable prolifération tumorale lymphoïde. Les déficits immunitaires congénitaux, les maladies auto-immunitaires, les traitements immunosuppresseurs, les syndromes d’immunodéficience acquise (sida) peuvent aussi faciliter l’apparition d’un lymphome.

La maladie se révèle le plus souvent par un gonflement douloureux d’un ou de plusieurs ganglions lymphatiques superficiels. Un lymphome peut également assez souvent se révéler par une localisation prédominante en dehors des ganglions, par exemple dans la thyroïde, l’estomac, le mésentère, le côlon, le rectum, le rein, l’os, l’œil ou le système nerveux central tout comme dans le sein. Il se forme alors une tumeur sur ou dans la partie atteinte. La maladie peut aussi se révéler par une fièvre avec altération de l’état général, les ganglions atteints. Certains lymphomes de faible malignité se révèlent ou se compliquent par le passage dans le sang d’immunoglobulines anormales et/ou en excès.